Îlet Chancel : un chantier de renaturation au service de l’iguane des Petites Antilles
L’association CECIPAC a engagé un chantier de renaturation sur l’îlet Chancel, au cœur d’un secteur fréquenté à la fois par les visiteurs et par l’iguane des Petites Antilles. L’objectif : restaurer les conditions favorables à la survie de cette espèce classée en danger critique d’extinction par l’UICN.
Un site stratégique pour la conservation
L’îlet Chancel, situé au large du Robert en Martinique, abrite une importante population connue d’iguanes des Petites Antilles (Iguana delicatissima). Ce petit territoire insulaire constitue un des rares refuges pour cette espèce endémique des Petites Antilles, menacée par la perte d’habitat, l’hybridation avec l’iguane commun (Iguana iguana) et la prédation.
Parmi les zones les plus fréquentées de l’îlet, le secteur dit « des ruines » concentre à la fois un passage touristique important et une présence significative d’iguanes, qui y font l’objet d’un suivi scientifique régulier mené par les équipes du CECIPAC.
Évacuation des débris et restauration du couvert végétal
Le chantier a consisté en premier lieu à évacuer d’importants débris d’origine anthropique accumulés sur le site au fil des années : matériaux de construction dégradés, déchets divers et vestiges d’aménagements anciens. Ce nettoyage représente un préalable indispensable à toute démarche de restauration écologique.
À court et moyen terme, cette intervention vise à favoriser le retour progressif d’une végétation locale — arbustes, plantes rampantes et espèces endémiques — essentielle à l’alimentation et aux activités quotidiennes des iguanes : thermorégulation, repos, ponte et déplacement.
Une démarche au long cours
Cette opération s’inscrit dans la mission plus large du CECIPAC, qui combine suivi scientifique des populations, sensibilisation du public et actions concrètes de gestion du milieu naturel. La renaturation du secteur des ruines constitue une étape supplémentaire dans la stratégie de conservation déployée sur l’îlet Chancel depuis la création de l’association.
Les équipes continueront de suivre l’évolution du site dans les mois à venir afin de mesurer l’impact de cette intervention sur la recolonisation végétale et la fréquentation du secteur par les iguanes.



