Station 10 · La sucrerie
L’étuve
En attendant l’audio, la station se lit ci-dessous.
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Après l’égouttage et la purge, le sucre contenait encore de l’humidité. Pour pouvoir être conservé et commercialisé, il devait être entièrement séché. L’étuve était un espace fermé ou semi-fermé, légèrement chauffé, destiné à accélérer cette phase finale.
La chaleur, douce et régulière, permettait d’éliminer l’humidité résiduelle sans altérer la structure du sucre. Les formes ou les pains de sucre y étaient placés pendant plusieurs jours, parfois davantage, selon les conditions climatiques. Cette étape demandait une attention constante : une chaleur trop forte pouvait faire fondre ou déformer le sucre, tandis qu’un séchage insuffisant nuisait à sa conservation.
Une fois le séchage achevé, le sucre était démoulé, trié selon sa qualité, puis préparé pour l’expédition. Aux Antilles, il était généralement emballé dans de grandes barriques d’environ 600 livres.
L’étuve marquait ainsi la dernière étape du processus de fabrication, avant le stockage, la vente ou l’exportation du sucre.
En observant cet espace, imaginez l’aboutissement du long parcours du jus de canne, devenu sucre après une succession d’opérations complexes mêlant feu, eau, temps et savoir-faire.
Ce site est protégé par le CECIPAC
Centre d’Étude et de Conservation de l’Iguane des Petites Antilles.
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