Station 02 · La sucrerie
Le four à chaux
En attendant l’audio, la station se lit ci-dessous.
Vous vous trouvez devant le four à chaux de l’Îlet Chancel.
La chaux était un matériau indispensable au fonctionnement de l’habitation. Elle servait à la construction des bâtiments, à la fabrication des mortiers et des enduits, mais aussi à des usages techniques liés à la sucrerie et à la culture de la canne à sucre.
Sur l’Îlet Chancel, la chaux était produite à partir de coquillages, matière constituée à 100 % de calcaire, ramassés sur le littoral et dans les fonds marins peu profonds autour de l’îlet.
Ces coquillages étaient chargés par le haut du four, puis chauffés à très haute température pendant plusieurs jours. Le foyer, situé à la base, était alimenté en continu en bois, nécessitant une surveillance constante.
Sous l’effet de la chaleur, les coquillages se transformaient en chaux vive, une matière très réactive. Après la cuisson, la chaux devait être manipulée avec précaution et mélangée à de l’eau, notamment puisée au puits voisin, afin d’être transformée et rendue utilisable.
Dans la sucrerie, cette chaux entrait dans la composition d’une lessive, ajoutée au jus de canne lors de la cuisson. Cette opération permettait de clarifier le vesou, en faisant remonter les impuretés à la surface, qui étaient ensuite retirées.
La forme circulaire du four et l’escalier extérieur que vous pouvez encore observer permettaient d’organiser ces différentes étapes : le chargement par le haut, la cuisson au cœur du four, puis la récupération de la chaux par le bas.
Le four à chaux jouait ainsi un rôle central dans l’ensemble des activités de l’îlet. Il fournissait un matériau essentiel, utilisé aussi bien pour la construction que pour la fabrication du sucre et l’entretien des bâtiments liés à la sucrerie et à la poterie.
Aujourd’hui, ce four est l’un des témoins les plus parlants du fonctionnement industriel de l’îlet. Sa présence rappelle le lien étroit entre les ressources naturelles disponibles et les techniques mises en œuvre sur le site.
Prenez un moment pour observer sa structure et imaginez l’intensité de l’activité qui régnait ici lorsque le four était en fonctionnement.
Ce site est protégé par le CECIPAC
Centre d’Étude et de Conservation de l’Iguane des Petites Antilles.
Soutenir la conservation
