Station 03 · La sucrerie
Le puits
En attendant l’audio, la station se lit ci-dessous.
Vous vous trouvez à proximité du puits de l’Îlet Chancel.
Situé à une trentaine de mètres du rivage, ce puits ne fournissait pas une eau destinée à la consommation. Il s’agissait d’une eau partiellement dessalée, suffisante pour les usages techniques du site.
Cette eau jouait un rôle essentiel dans la fabrication de la chaux. Après la cuisson des coquillages dans le four, la chaux obtenue devait être éteinte : une opération consistant à verser de l’eau sur la chaux encore chaude afin de la refroidir et de la transformer.
L’objectif était de rendre la chaux manipulable pour la construction et l’entretien des bâtiments, mais aussi de préparer la lessive de chaux utilisée dans la sucrerie pour clarifier le jus de canne lors de la cuisson.
Par ailleurs, la chaux produite sur le site était aussi utilisée sur les terres agricoles, notamment pour améliorer les sols. L’amendement à la chaux permettait de corriger l’acidité des terres et de favoriser de meilleures conditions de culture, une pratique courante dans les exploitations sucrières de l’époque.
L’eau du puits était également utilisée pour le nettoyage des installations et certaines opérations liées aux ateliers.
La proximité du puits avec le four à chaux n’est donc pas un hasard. Elle répond à une logique fonctionnelle, pensée pour limiter les déplacements et optimiser l’organisation du site.
Ici, l’eau n’était pas une ressource de confort, mais un outil indispensable, au même titre que le bois ou le feu.
Ce site est protégé par le CECIPAC
Centre d’Étude et de Conservation de l’Iguane des Petites Antilles.
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